
..:: Les Chroniques de Mëralyan ::.. Le Monde de Meralyan vous ouvre les portes du destin |
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| | A l'ouest, dans les marchés. | |
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| Auteur | Message |
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Invité Invité
 | Sujet: A l'ouest, dans les marchés. Sam 17 Nov - 14:26 | |
| Aujourd'hui, jour de marché. Juliã s'était promis d'y aller, mais elle n'avait pu s'empêcher d'emener Sylva, qui était sa grande haras blanche. Fièrement perchée sur le dos de sa monture elle regardait les silhouètes se détachant des sortes de stand qu'offrait la rue ce jour la.
La jument ne semblait pas inquiète, elle avait l'habitude des Elfes et de leur curiosité, attirant les caresses et les regards. La dame laissait aller son animal, se laissant guider par ses sabots.
La journée étant encore peu entamée, le soleil n'offrant que quelque rayons seulement, les diverses installations se mettaient en place et les commerçants discutaient encore entre eux pour s'organiser dans la grande journée qui arrivait.
Un arrivage de légume frais transporté en chariot dépassa les deux compagnons pour atteindre le stand ou étaient entreposés les cageots bientôt pleins.
Avançant d'une allure confiante, l'Elfe tourna la tête vers un stand de viande encore fraiche et compris qu'elle n'était pas à vendre telle quelle lorsque les vendeurs amenèrent de quoi la faire cuire. Ils prépareront surement la nourriture lorsque le soleil sera la pour les personnes qui auront faim.
Sa tête déviant de l'autre coté, la femme remarqua un Elfe entreposant divers bijoux plutôt brillants et repérables, refletant le peu de rayon. Curieuse d'observer de quoi avaient l'air ces colliers et bracelets, Juliã ordonna à sa jument de se diriger vers le stand et déscendit une fois qu'elle l'eut atteinte.
L'Elfe Blanche admira ensuite les beaux bijoux sous l'oeil attentif du commerçant.
-Alors mademoiselle, quelque chose qui vous intéresse ?
-Mhh oui, mais yé crois qué yé vais attendre oune pétit peu, il né faudrait pas qué yé dépense tout ce matin pour des objets qué yé ne mettrais probablément yamais.
Néanmoins elle resta à cet endroit, examinant un à un les bijoux, tenant la renne de Sylva dans sa main droite.
Dernière édition par le Dim 18 Nov - 11:07, édité 2 fois |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Sam 17 Nov - 15:49 | |
| En théorie, lorsqu’on "fait le marché", on se balade dans les allées, on hume les effluves de fruits de saison, on caresse rêveusement les tissus venus de tout le pays, on goûte aux plaisirs de la vie en prêtant une oreille semi-attentive aux "on-dits" de ce bas monde. Mais dans la pratique, pour la silhouette encapuchonnée dont on ne devinerait jamais la présence du fait de son extrême discrétion, faire la marché, cela signifiait : bond, réception, course, bond, réception, course, bond, réception, course… En clair, elle passait par les toits. C’était beaucoup plus rapide, on ne risquait pas de perdre son temps en regardant des objets qui ne sont, pour la plus part, d’aucune utilité et on va à l’essentiel : éviter les problèmes… enfin… pas toujours… La jeune femme passait agilement de toit en toit, aucun quidam n’avait idée de sa présence. Elle s’arrêta. Comme ça. Au milieu des tuiles bien fixées d’une riche bâtisse en pierre blanche. Elle s’approcha du bord et observa les gens qui ne pouvaient deviner quoi que ce soit venant d’une telle hauteur. Sa vue était bonne mais son ouïe excellente et c’est sur cette particularité qu’elle se basa pour se rendre compte de ce qui allait se passer. Accroupie, elle se concentra sur le dialogue de deux personnes.
"C’est une étrangère DONC elle va paraître suspecte. On met les bijoux dans son sac, on cri au voleur, elle prend la fuite, on la piège dans une impasse et on récupère le butin. C’est simple, non?"
"C’est pas une bonne idée. J’ai un mauvais pressentiment."
"Pfff… Tu es un trouillard, voilà tout!"
Il ne fallu que peu de temps à la jeune elfe pour repérée ladite étrangère. Elle avait la tenue et le port de tête propre aux combattants. Elle s’imposait très certainement une rigueur similaire à ce qu’elle même s'exigeait. Son regard bleu se tinta d’un air qu’on aurait juré être un rire. Elle avait une vague idée de la suite des événements… "l’étrangère", qui n’avait pour l’heure pas de nom, allait certainement les faire regretter de s’être levés si tôt… Elle s’assit sur le bord du toit et attendit patiemment que les hommes se mettent en action. Le plus grand des deux passa près de l’étalage où les bijoux brillaient merveilleusement dans la lumière de l’aube. Habilement, il déroba un collier et un bracelet qu’il posa dans la besace de la jeune fille. Comme quoi, même chez les elfes, il y avait quelques vermines. Doué. Le voleur était très doué. Elle n’avait rien pu sentir. Ah? Dommaaaaage. Le voleur venait de buter sur la lanière du sac en y ajoutant un anneau. Ca, elle l’avait peut-être senti… Cela devait être LE moment à ne pas louper… la jeune elfe perchée rêvait de voir cette jeune femme mettre à plat les voleurs mais quelque chose d’autres attira son attention. Quelque chose qui venait de luire, un furtif instant.
Elle se releva et… courut à perdre haleine! Sautant par dessus les ruelles et les impasses elle rejoignit un endroit où les habitations se devaient moins éloignées pour former une impasse. Arrivée de l’autre côté, elle remonta le marché et continua sa course pour revenir à l’endroit même où elle avait aperçu les voleurs en action à la différence qu’elle se trouvait cette fois sur les toits d’en face. Ce qu’elle avait vu briller était une flèche extrêmement pointue. Les deux escrocs assuraient visiblement leurs arrières. L’elfe n’avait pas été repérée par l’archer qui se situait au dernier étage d’une maison de maître. Juste en dessous d’elle. D’un mouvement souple, elle descendit à la seule force de ses abdominaux et de ses bras sur une poutrelle extérieure à quelques centimètres de l’ouverture par laquelle le trait allait jaillir. Discrètement, elle retira l’épée de son fourreau et d’un coup net et très précis elle coupa le bout de la flèche qui vint s’échouer quelques mètres plus bas dans un gros fruit orange très mur qui éclaboussa de sa pulpe le marchand qui commença à jurer. A partir de ce moment, bon nombre de regard se levèrent, l’elfe masquée par son capuchon laissa paraître un émail immaculé en un insolent sourire avant d’hurler à l’étrangère un "derrière vous" très explicite et de sauter sur la bâche d’un stand afin de cueillir l’archer à la sortie. Il y avait de l’animation sur le marché!
C’est un homme paniqué qui déboula de l’escalier de la maison de maître. Il atterrit un peu violemment dans la rue et y découvrit… une paire de bottes noires mates très bien cirées. Il venait de s’étaler et la jeune femme le dominait. Il se releva et, ridicule, partit en courant. La jeune femme était très déçue… elle aurait bien voulu s’échauffer un peu… mais il devait faire partie de ces hommes que l’on paye pour tirer lâchement sur un "on ne sait qui" pour une somme assez confortable et qui ne savait se battre autrement qu’à l’arc. Tant pis. De toute façon, ce qui importait c’était l’anonymat. Son visage n'avait pas été repéré mais elle, on ne la quittait plus des yeux... enfin... la moitié des regards glissaient sur elle, l'autre sur la jeune "étrangère". D'ailleurs son regard se reporta sur cette épéiste. Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas remarqué la façon dont elle se tenait et oser s'en prendre à elle. Où en était-elle, de son côté? |
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 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Sam 17 Nov - 17:01 | |
| Ces bijoux étaient vraiment beau mais elle était décidé, elle n'en prendrait pas. Oui, il fallait être un minimum raisonnable. Mais quoiqu'un tout petit collier... discret... La femme réfléchissait silencieusement lorsqu'elle sentit un léger frottement à sa besace. Tournant vivement la tête elle aperçut un Elfe y retirer sa main à toute vitesse. Poussant un 'Eh !' surpris elle attrapa le bras de l'homme de sa main droite tandis que la gauche regardait dans son sac, pensant qu'il lui avait dérobé quelque chose.
_Bon sang qu'as tou pris ??
Son regard se baissa et elle fronça les sourcils tandis que sa main sortait un anneaux en or... Pourquoi venait-il de lui mettre un de ces bijoux ? le commerçant la regardait interloqué, il tourna ensuite les yeux vers le voleur qui s'apprêtait à sortir une dague. Juliã allait le maîtriser lorsqu'une voix l'interpella. Dérrière elle ? Elle poussa l'homme pour se retourner vivement et aperçut une Elfe briser une flèche d'un homme, il s'apprêtait à la tuer ?
La mercenaire n'eut pas le temps de réfléchir qu'un autre voleur sortit sa dague et fonça sur elle. Inutile de sortir ses propres armes, l'homme avait le poignet plutôt maladroit, il avançait sans se mettre en garde et semblait plutôt inexpérimenté. La dame elle avait plus d'une soixante dixaine d'expérience derrière elle, sur des lieux de combat contre des démons, des Elfes noirs ou des humains. Elle laissa le voleur lever le bras pour lui porter un coup puis au dernier moment attrapa son poignet pour tourner sur elle même et le tordre, pliant son adversaire en deux le bras dans le dos.
Sylva qui s'était un peu reculée se mit à hénnir. Sa maîtresse tourna la tête et balança aisément son pied en arrière pour le loger dans le ventre du premier voleur qui venait en 'renfort'. Elle obligea ensuite sa victime à se retourner et le lacha en le poussant vers celui qui se tenait l'estomac avec une grimace de douleur. Ayant les deux ennemis dans son angle de vue elle les regarda sévèrement. Avant de s'avancer elle piocha les bijoux dans son sac et les lança au commercants. Ignorants ensuite la moitié des regards sur elle elle lança à la femme qui l'avait aidé.
_Yé vous remercie Sénõra.
Elle reposa ensuite son attention sur les deux zigotos qui semblaient prêt à fuir, puis vis Sylva se placer derrière eux pour leur bloquer le chemin. Juliã s'avança vers eux.
_Yé veux des exuses, auprés dé cé commercant, et dé moi. Sinon yé né vous laisse pas répartir. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Sam 17 Nov - 17:36 | |
| *Pas mal.*
L’elfe, adossée contre le mur de la maison d’où était sorti l’archer, une jambe repliées, observait la fin de la scène les bras croisés. Visiblement, elle n’avait pas besoin d’aide alors autant en profiter.
*Ouh ça, ça doit faire mal!*
Elle commentait chacune des actions de la jeune femme intérieurement et en appris beaucoup sur son compte. Elle était plus jeune qu’elle et se battait remarquablement bien. Bien que possédant un étrange accent, elle ne lui parut pas vraiment étrangère à proprement parler. Elle avait l’attitude de quelqu’un qui vient souvent faire le marché ici. Elle flânait comme les autres. Lorsqu’elle vint la remercier, elle pu à jamais retenir son visage. Partout où elle la croiserait, elle la reconnaîtrait, ainsi la jeune femme était-elle. Physionomiste et elle n’y pouvait rien. Sa famille parlait d’un don, elle préférait le terme malédiction. Les cheveux gris clair de la jeune femme avaient quitté leurs rangs durant la bagarre mais la voir décoiffée accentuait sa jeunesse. L'eflfe lui avait répondu par un sourire.
Visiblement pas du genre à obtempérer devant une femme, aussi douée soit-elle au combat, un des deux hommes cracha à ses pieds. Un brin surprise, l’elfe quitta son mur et vint se poster à côté de la jeune épéiste.
"t.t.t.t. T’as pas entendu ce que la demoiselle t’as dit? Elle veut des excuses."
En disant cela, elle avait relevé le menton du voleur à l’aide de sa lame et le regardait dans les yeux alors que lui ne voyait que de l’ombre terminée par une bouche vermeille finement ourlée par un sourire blanc qui contrastait avec ce qui masquait ses yeux. Une grosse goutte de sueur perla au niveau de sa tempe. L’autre voleur, beaucoup moins téméraire, se prosternait déjà au pied de la jeune femme qu’il avait essayé de berner.
"Relève-toi, pauvre cloche! On ne va pas se laisser faire par des femelles!"
"Femelles?! Le vocabulaire bestiaire vous sied à ravir… Mais je crois que les porcs dans votre genre, on les égorge… et il se trouve que, justement, j’ai une épée pointée sur vous et pile au bon endroit… que le hasard fait bien les choses, vous ne trouvez pas?"
Il serra les dents encore un long moment. Un moment que la jeune elfe mit à profit pour faire un compte à rebours un peu particulier… Elle coupa une par une les attaches de sa chemise en faisant descendre son épée le long de son torse. Encore quelque centimètres et son pantalon se retrouverait sur les pavés… à lui de voir ce qu’il préférait : se ridiculiser d’avantage ou battre en retraite…
"C’est bon. On vous demande pardon."
"Je n'ai pas bien entendu."
Bien évidemment c’était juste pour le plaisir de lui faire peur. Il répéta plus fort qu’il s’excusait devant une foule hilare. Il sauva son pantalon… mais pas sa chemise. On ne pouvait pas tout avoir non plus.
"Dégage et que je ne te revoie plus jamais faire ça."
Ils ne se le firent pas dire deux fois. Le plus chétif se releva et courut bien plus vite que le plus costaud qui rattrapait tant bien que mal les lambeaux qui constituait autrefois sa chemise. La foule applaudissait et la jeune femme, toujours discrète et théâtrale à la fois attrapa la main de la Siñora et la força par son mouvement à faire avec elle une révérence à leur public. L’ambiance était bien plus saine et l’elfe se dit qu’elle continuerait sa traversée du marché par la terre ferme plutôt que par les toits. Elle fixa l’étrangère qui ne l’était pas tant que cela et lui sourit.
"Je crois qu’on les a bien diverti." |
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 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Sam 17 Nov - 18:03 | |
| Elle avait de l'autorité cette femme. La Donã avait reconnue sa féminité par son allure, et son hypotèse avait été approuvée lorsqu'elle parla. Les voleurs semblaient beaucoups moins sûr, et Juliã se taisait pour observer avec attention celle qui l'avait sauvé leur faire la morale.
*Y'aurais continoué plous bas sans loui demander son avis moi...*
Un petit sourire narquois naquit sur ses lèvres, ces hommes n'avaient que ce qu'ils méritaient et encore, elles auraient pu les confier aux autorités si elles avaient voulu.
Sylva émit un petit hénnissement et tapa du sabot au sol comme pour encourager ces voleurs de fuir. Sa maîtresse regardait maintenant l'autre personne qui avait visiblement l'air de prendre cela pour un jeu. Elle lui répondit en effaçant sa narquoisité, un simple sourire léger faisant surface à la place.
-Les yens sont trop courieux à mon goût.
Elle passa ensuite sa main dans les cheveux pour remettre ses mèches en place, ses fils blancs pendants de ses bras.
-Yé croît qué yé vous doit des remerciements Senõra, il mé semble qué vous m'avez sauvé.
Disant cela, elle tendit sa main vers la femme en se présentant naturellement.
--Yé m'appele Juliã del Melvasùl, yé vis ici. Aurais je l'honneur dé savoir qui vous êtes, et dé voir votre visage ?
Disant cela elle pencha légèrement la tête vers l'avant d'en l'espoir d'en savoir un peu plus sur la partie dissimulée sous la capuche. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Dim 18 Nov - 15:07 | |
| Aléran'n était sur le marché, même s'il n'avait pas d'argent pour acheter quoi que se soit. Il était comme à son habitude, en train de flaner, ma mandoline sur le dos. Au bout d'une heure, il avait déjà fait deux fois le tour du marché. Il s'était donc installé près d'une étalle, et acait commencé à jouer un air assez gaie. Le marchand vendait de magnifique bijoux, et il avait été surpris d'entendre l'accent d'une contrée lointaine qu'il avait visiter pendant ses années d'errance. Il avait dons cessé de jouer, détaillant avec interêt les traits de la belle dame elfique. Pour rien au monde il aurait voulut se battre contre elle. Mais ce qu'il l'interressa encore plus était le magnifique cheval qu'elle tenait. Il s'était alors approché, et avait utiliser sa magie pour communiquer avec la magnifique jument.
Ensuite, tout s'était emballé. Il avait sentit les mauvaise intentions des gens autour de la dame. Le cri d'une autre elfe s'était fait entendre, et la dame avait montré ses talents. Aléran'n avait rit. Les pauvres voleurs ! Ils ne pouvaient rien faire ! Les deux elfes ne leur avaient laissé aucune chance. Et ils avaient déguerpi, et la dame remercia la deuxième femme encapuchonnée.
Tout semblait être rentré dans l'ordre, sauf que la magie d'Aléran'n rentra en action. Les vleurs semblaient avoir un autre complice parmis la foule. Ce dernier s'avança vers les deux femmes, et dégaina sa dague.
Aléran'n fut le premier à réagir. Son don avait parfois du bon ! Il repoussa grâce à sa magie le complice, qui perdit son arme sous la violence du choc. Aléran'n sortit son épée courte, et la posa sur la gorge de l'homme.
_ Souhaitez-vous que je vous le laisse mesdames ?
Le silence était subitement revenu sur le marché. Aléran'n jetta un coup d'oeil vers la foule. Un peu trop de monde commençait à affluer. Il décida d'y remédier. Il utilisa sa magie comme lorsqu'il était conteur.
_ Dispérsez-vous brave gens, il n'y a rien à voir !
La plupart des gens reprirent leurs activités. Il avait toujours la lame de son épée sur le cou de l'homme.
_ Alors mesdames ? Que comptez vous faire de celui-ci ? |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Dim 18 Nov - 17:49 | |
| Julia lui tendit la main. Bien que cela ne se fasse pas toujours, la jeune femme n’enleva pas ses gants pour la lui serrer. Elle avait horreur de ça. Surtout en plein hiver. Bah ça avait peu d’importance en réalité. La jeune personne qui se trouvait devant elle avait tout l’air d’une femme ouverte qui ne se formaliserait pas de savoir si on enlevait ou non ses gants pour serrer une main. Les hommes ne le faisaient pas dans la majorité des cas. Pourquoi devrait-elle le faire? Lorsqu’elle relâcha la pression, la maîtresse de Sylva demanda à voir son visage. Elle venait de reprocher aux gens d’être trop curieux et elle penchait la tête pour voir sous la capuche.
"Pas ici. Il y a trop de monde."
De nature prudente, la jeune femme se contenta de lui révéler son prénom. Anastasia. Soit. Les gens qui connaissaient son nom de famille se comptaient sur les doigts d’une main. Peut-être qu’un jour Julia ferait partie de ses plus fidèles amis mais pour l’heure, c’était trop tôt.
"Votre monture est magnifique."
Elle perdit rêveusement ses doigts dans la crinière de la jument puis flatta son encolure. Elle attrapa la bride et la fit un peu marcher intimant ainsi à l’épéiste de se laisser guider comme son cheval.
"Je connais une taverne sûre pas loin d’ici. Toutes ces aventures m’ont donné soif. Je vous invite. Vous voulez bien?"
Elle ne put faire que trois pas avant que l’agitation ne reprenne. Comme d’habitude, tous ses sens étaient en éveil et elle avait senti que les événements prenaient encore une autre tournure. Un homme. Il y avait quelqu’un d’autre. Une seconde plus tard, son épée était sortie prête à s’enfoncer dans la chair de qui que ce fût… mais quelqu’un d’autre avait pris les devants. Il avait dispersé la foule et pointait alors une dague sur la pomme d’Adam d’un bandit mal rasé et suant à grosses gouttes. L’effet de la peur avait quelque chose de passionnant. Elle prit quelques secondes pour observer la situation, terminant de graver les deux visages dans sa mémoire. Le jeune homme paraissait à la fois doux et fort. Quelque chose de paradoxal sans être choquant. Sa voix aussi avait quelque chose de magique. Elle n’avait pas répondu à la première question mais la deuxième vint et elle s’approcha.
"Alors mesdames? Que comptez vous faire de celui-ci?"
"On le donne à manger à mon loup. Ca fait longtemps qu’il n’a pas eu de gibier écervelé."
Visiblement, la plaisanterie ne parut pas au goût de la victime. Il passait de visage en visage, le jeune homme, Julia, Anastasia. Puis il blêmit. Il repassa encore une fois sur les regards et s’effondra comme une masse.
"Pfff… Ils ne respectent plus rien de nos jours. Pas même le combat singulier."
Le ton caustique qu’elle avait employé fit sourire quelques badauds revenus voir. Elle s’approcha du corps inerte et le poussa fermement pour le mettre sur le dos puis se concentra pour sentir le pouls à travers ses gants. Il battait. Elle avait beau être une défenderesse, la jeune femme n’oubliait pas que sa fonction première était de sauver des vies. Même celles qui n’en valaient pas la peine, comme certaines mauvaises langues le disaient. Une méthode peu académique mais terriblement efficace permit à Anastasia par deux claques de réveiller le voleur. Il se redressa, donna un coup d’œil circulaire au marché et se releva péniblement. Il titubait plus qu’il ne marchait et repartit ainsi, la main sur la tête et les idées peu claires.
"Eh bien monsieur, vous me voyez désolée d’avoir gâché votre plaisir. Ce bougre devait être le vôtre, Julia et moi en avions eu un chacune… plus le petit mais lui devait être plus maltraité par ses maîtres que par nous. J’allais me rendre à la taverne avec cette demoiselle, nous feriez-vous le plaisir d’être des nôtres?"
Non, vous ne rêvez pas, Anastasia venait d’être cordiale. Malgré un entraînement quotidien, une rigueur militaire à son égard, son amour de la solitude, sa passion pour la discrétion. Elle tourna les talons et revint à Sylva qui n’avait pas bougé et attendit d’entendre les pas du jeune homme pour connaître la suite des énénements. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Dim 18 Nov - 18:42 | |
| Il attendit la réponse d'une des deux femmes. La deuxièle proposa de le donner à manger à son loup... La plaisanterie plut que moyennement à Aléran'n. Il aimait les loups mais depuis que la malédiction l'avait frappé, il ne les appréciait plus autant. Il ne put cependant pas retenir un sourire devant le visage étonnement pâle de l'homme, qui tomba ensuite dans les pommes...
Aléran'n s'écarta et rangea son épée courte. Il remis sa mandoline correctement sur son dos, puis regarda l'elfe mystérieuse vérifier le pouls de l'homme. Il pensa qu'elle allait en rester là, mais il comprit son erreur lorsqu'elle lui mit deux claques. L'homme se releva et tituba pour s'écarter des deux femmes.
Il s'apprétait à repartir, discrétement, lorsque l'elfe encapuchonnée lui adressa la parole. Il aimait bien sa voix. Alors comme ça, la belle dame à l'accent étranger s'appelait Julia. A retenir !
_ Ne vous excusez pas ! Je ne suis pas du genre à m'amuser avec un homme comme lui... Mais c'est une gentille attention. Pour ce qui est de vous accompagner, je ne suis pas sûr que ma présence soit très sympathique... A moins que vous ne vouliez que je vous joue de la mandoline ?
Il avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, pensant qu'elle n'allais pas vouloir. Lorsqu'elle se mit en route, il fut obligé de la suivre. Il avait un peu trop attiré l'attention sur lui à son goût. Et puis son tatouage commençait à le brûler, ce qui n'était pas du tout agréable. Il allait quitter la ville, se faire oulbier et rester seul jusqu'à la pleine lune et ensuite, il repartirait à la recherche du sorcier-démon. Il suivit donc les deux elfes, se dirigeant vers la sortie de la ville.
* Si elle m'invite, je ne me montrerais pas discourtois quand même... * |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Dim 18 Nov - 19:59 | |
| La magie. Depuis toujours la famille 'del Melvasùl' s'est révelé être de grands guerriers mais tous incapables de pratiquer la magie. Une sorte de mur les renferme sur eux même emppêchant les flux magiques de les traverser. Ils ne peuvent pas avoir recours à la magie, mais ne peuvent également pas en être la cible.
Juliã avait observé la scène sans rien dire, plutôt satisfaite que la dénommée Anastasia fasse maintenant partie de ses connaissances. Elle allait lui répondre, peut être également s'exuser d'avoir demandé à voir son visage devant tout le monde lorsque ses oreilles frétillèrent sous un bruit de lame suspect. Non, elle n'était pas capable de détecter des mauvaises intentions ni de danger, mais elle possédait d'exellents réflexes coordonnant avec sa vue et surtout son ouïe.
Elle aurait aimé enfoncer son poings dans le ventre de ce malotrus pour montrer à la foule qu'elle n'aimait pas les actions traîtres et laches, mais un homme s'en occupait visiblement. Un ennemi ? Apparament pas vu la façon dont il s'était adressé aux deux femmes. Juliã laissa Anastasia régler le problème, caressant l'encolure de sa monture avec la fierté de recevoir des compliments pour son hara.
-Gracias Sénorã.
Elle avait un peu attendu avant de remercier mais peu importe, elle n'avait pas eu le temps de le faire avant. La plaisanterie de la femme l'avait fait sourire, elle trouvait ça drôle elle, mais apparament la victime aimait beaucoup moins... Elle observa la dame sentir le poul du voleur. Etait-elle médecin ? Elle chassa ces idées en voyant les deux baffes bien placés...
Puis la soi disant médecin invita l'inconnu à les suivre, elle semblait bien amicale. Ce denier déclina l'invitation, ce qui eut pour effet d'un froncement de sourcil sur le visage de la guerrière.
Positionant ses mains sur ses hanches elle se plaça devant l'Elfe pour lui parler franchement, le ton faussement sévère, avec un peu d'ironie.
-Sachez Sénõr, qué quand oune jolie fille invite oun garçon à prendre un verre dans oune taverne, cela ne sé refouse pas !
Elle afficha ensuite un léger sourire afin de confirmer qu'elle n'était pas en colère pour de vrai puis tendit sa main vers l'homme.
-Alors faîtes-nous lé plaisir dé nous accompagner y vous nous jouerez dé votre instroumente. Vous nous y donnérais votre nom par el même occasion, y miens étant Juliã.
Un franc sourire éclairait maintenant son visage, attendant que l'Elfe serre sa main... |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Mer 21 Nov - 21:49 | |
| [HRP : Zoléééée je n'ai vraiment pas le temps de faire plus long... >_< (j'essayerai de prendre le temps de faire mieux la prochaine fois) Je me suis permise d'utiliser vos deux perso pour aller à l'auberge (sinon on aurait du dire 3 fois qu'on y allait mdr) si ça ne vous plaît pas c'est pareil envoyez moi un MP je modifierai =D]
Un trio pour le moins diversifié (comptant une combattante, une défenderesse et un pacifiste) venait de se constituer. Ensemble, ils se rendirent à travers les petites ruelles, dans une taverne à l’abri des regards ou seule l’enseigne marquée d’un chat noir dormant au coin d’un feu pouvait suggérer la possibilité de se réchauffer et se restaurer. Bien que loin de l’agitation et plutôt ignorée de beaucoup, cette auberge faisait salle comble. Anastasia poussa la porte en bois vermoulu et entra sans faire claquer ses bottes sur le parquet. A droite un bar, à gauche les tables, en face et à droite une petite porte dérobée montait aux chambres. Elle fit tomber son capuchon sur les épaules et le visage d’une femme replète qui n’avait pas sa langue dans sa poche s’éclaira. Elle cessa de s’insurger contre le monde entier et plongea ses yeux d’un noir d’ébène dans le bleu de ceux du médecin. Pas une parole ne fut prononcée mais elles se comprirent. Cela faisait longtemps. Trop longtemps. L’aubergiste désigna du menton la table au fond. Anastasia se fraya un chemin et s’installa dans le coin du mur. La femme lui adressa un clin d’œil et tourna le dos pour terminer de râler à tout va. Elle viendrait plus tard prendre les commandes. En attendant, la jeune femme pouvait faire plus ample connaissance avec Julia et…
"Comment vous appelez-vous?" Demanda-t-elle au barde
Elle venait de se rendre compte de cette énorme lacune et avait eu envie de la réparer au plus vite. Savoir quelque chose de cette Elfe, ne serait-ce que son prénom, relevait d’un exploit. Elle demeurait distante, froide, mystérieuse mais, curieusement, pas effrayante… enfin… tant qu’on ne la défiait pas, elle dégageait une sorte d’aura apaisante. Elle avait pour autre particularité une étrange capacité intuitive hérité du Clan MacLeod et avait tout de suite perçu à travers l’attitude de ses deux compagnons qu’elle ne risquait absolument rien. Elle n’aurait su expliquer pourquoi ni comment mais elle le savait. Elle resta sur la défensive mais on y pouvait rien, toutefois, le peu de personne qui ont appris un minimum à la connaître aurait remarqué qu’elle était détendue.
L’aubergiste se présenta près de la table ronde. Sa voix, à mi chemin entre le chaud et le grave, termina de déblatérer les banalités de bienvenue avant de s’attaquer aux différents plats. Anastasia ne s’était même pas rendue compte que l’heure du déjeuner était déjà bien avancée mais puisqu’ils étaient installés, elle les inviterait donc à manger.
"Changement de programme, annonça-t-elle, je crois qu’on va rester manger ici… à moins que l’un de vous deux ne soit pressé…"
Elle commanda un "comme d’habitude" et attendit que ses deux invités ne se décident. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Jeu 22 Nov - 11:03 | |
| Aléran'n venait de se faire remonter les bretelles par Julia. Il baissa la tête, ne répondant rien, mais un grand sourire étirait ses fines lèvres. L'elfe mystérieuse les ammena vers une taverne, connu seulement par les habitués. Aléran'n n'y avait jamais mis les pieds. Il ne fréquentait pas trop ses lieux. Il proposa aux dames de s'occuper du cheval avant de les rejoindre à l'intérieur. Julia lui avait alors jeté un regard inquiétant auquel il avait uniquement répondu par un sourire.
Lorsqu'ils furent dans la taverne, la mystérieuse dame enleva sa capuche. Elle avait un côté sauvage, mais ses yeux bleux lui parurent très doux. Il sortit de sa réverie lorsqu'elle lui demanda son nom.
_ Excusez-moi, je ne me suis en effet pas présenté. Mon nom est Aléran'n. Et mis à part Dame Julia qui s'est présenté, je ne connait pas non plus votre nom.
Il se tourna vers Julia. Elle avait un port plutôt noble. Enfin, le genre de posture qu'elle prenait rappelait à Aléran'n certaine personne de la cour. Mais ce que les courtisanes ne possédaient pas, c'était la lueur de défi que l'elfe voyait danser dans ses yeux.
_ Et pardonnez moi pour tout à l'heure. Je ne voulais pas parraître discourtois ou vous offenser.
Une dame dans l'assistance semblait connaître l'elfe. L'ambiance était assez festive, ce qui était agréable pour une taverne. Le ventre d'Aléran'n gargouilla bruyemment. A quand remontait son dernier repas déjà ? Hier midi ? Ceci explique cela ! Aussi, lorsqu'il furent assis, Aléran'n se mit dos au reste de la salle. Comme ça il ne serais pas obligé de voir toute cette nouriture.
_ Ce n'est pas que je sois pressé, mais je n'ai rien pour payer... Tout du moins pas grand chose...
Voilà pourquoi il n'aimait pas les auberges et autres tavernes... Il préférait vivre dehors, ou se faire offrir le gite et le couvert par ceux qu'il divertissait. Il n'aimait pas l'argent. Son côté barde et magicien n'avait pas arrangé ce dégoût. Et il n'aimait pas non plus faire la manche. A quoi bon ? De toute, façon, il trouverais bien de la nourriture dans la nature ?
Il s'enferma dans le silence, écoutant avec attention les dires des deux dames. Il posa à côté de lui sa mandoline. Leur aventure de ce matin aurait fait une bonne poésie ! " Les trois voleurs malchanceux. " De quoi les ridiculiser encore un petit peu après leur loupé de se matin... A cette pensée, un sourire revint sur son visage. |
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 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Jeu 22 Nov - 11:56 | |
| Ainsi donc, on ne gagnait pas des milles et des cents en étant barde. Peut-être mais on avait un trésor énorme : la liberté. Vivre de sa passion devait faire partie des plus belles richesses. La jeune femme allait lui proposer de l’inviter puisqu’au départ c’est ce qu’elle comptait faire pour les boissons de tous, mais l’aubergiste la devança.
"Qui te parle de payer, gamin? La jeune femme que tu as à tes côté à sauvé mon fils et il est hors de question que ses amis payent."
Trop tard. Anastasia fusilla son amie du regard. Elle en avait trop dit. Elle ne supportait pas que l’ont sache quoi que ce fut sur son compte et encore moins quand ça ne venait pas d’elle. Oui, elle était médecin mais ce n’était pas une raison pour le crier sur les toits… sans compter que c’était aussi une MacLeod DONC une fugitive… Et puis le terme "amis" lui parut exagéré comme ils ne s’étaient rencontrés qu’une trentaine de minutes auparavant…
"C’est que…"
Une MacLeod qui perd le sens de la répartie, c’est extraordinaire, une MacLeod qui invite deux inconnus, c’est incroyable, une MacLeod qui se laisse faire, c’est impossible. Cette journée avait quelque chose de révolutionnaire.
La "maison" offrait donc le repas. En fait, il y avait ici une sorte d’atmosphère familiale. Martha, l’aubergiste, maternait ses habitués et servait copieusement tous ses clients comme une mère qui a toujours peur que sa progéniture ne meurt de faim. Elle s’éloigna pour remettre une bûche dans l’âtre de la cheminée. Une bourrasque de vent rassembla les branches dénudées d’un arbre de la cour de derrière et s’engouffra un peu dans le conduit, ce qui fit crépiter le feu. On annonçait déjà un peu d’orage. Bizarrement, il avait fait chaud trois jours de suite en plein hiver et le souffle gelé avait colmater les nuages noirs entre eux.
"Il va pleuvoir… et bien…"
L’humaine venait de le constater plus pour elle que pour ses convives. Elle retrouva la table de trois et regarda Anastasia avec un soupçon d’inquiétude.
"Vous n’allez quand même pas repartir sous la pluie, hein?"
"Ne t’inquiète pas, on n’est pas en sucre… et puis le ciel ne nous est pas encore tombé sur la tête et nous n’avons même pas encore mangé."
L’aubergiste fit la moue, rassurée mais qu’à moitié. Elle attendit donc que les deux autres commandent. Elle dévisagea la jeune fille puis le jeune homme et termina par son amie en lui adressant un air approbateur. En décodé : tu peux leur faire confiance, ce sont des gens biens. Anastasia de son côté lui répondit par un air blasé qui signifiait : bien évidemment. Je connais assez de pourris pour faire la différence quand j’en vois des bons. Avec ses yeux, la jeune elfe guida ceux de Martha jusqu’à la mandoline posée contre la quatrième chaise. Le visage de l’aubergiste en dit long.
"Eh, gamin, si tu veux jouer tout à l’heure, tu pourras. Je te prête mon bar pour te faire une estrade. Tous les clients que tu vois là ne repartiront pas sous l’orage et les temps sont plutôt difficiles. Ca leur fera du bien de se divertir un peu. Pis ça te fera un peu d'argent. Mais mange d’abord. T’es tout maigre."
Elle avait l’habitude de tutoyer tout le monde et gare à celui ou celle qui essayerait de la vouvoyer. Elle était joviale et son sourire, accentué par le contraste entre ses dents blanches et sa peau noire, avait le don de rassurer les gens. Elle faisait partie de ces personnes qu’on aurait envie de serrer dans ses bras si on avait un gros chagrin. Malgré sa gouaille légendaire, Martha demeurait quelqu’un d’ouvert et aimant bien que redoutable contre celui ou celle qui s’en prenait à ses agneaux. C’était ainsi qu’elle nommait les habitués auxquels elle tenait. Peut-être qu’un jour Julia et Alearn’n deviendraient eux aussi des agneaux. L’idée fit sourire la jeune elfe.
"Au fait, moi, c’est Anastasia."
L’endroit avait vraiment quelque chose d’apaisant… de magique… |
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 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Ven 23 Nov - 18:29 | |
| ["Julia lui avait alors jeté un regard inquiétant" Please, ne fais plus ça ^^ ]
Le garçon n'avait pas répondu tout de suite. Certe il s'était mis en route auprés des filles mais n'avais pas répondu à Juliã. Cette dernière restait alors silencieuse, sa tête levée vers le ciel.
Elle avait facilement confiance en une personne, non pas qu'elle soit naïve mais si cette personne faisait preuve de trahison, l'Elfe avait toujours les moyens de faire comprendre à l'ingrat qu'il a fait une erreur... Elle donnait des chances, parfois des secondes chances, mais faisait payer les abus. Elle était de nature généreuse, quoiqu'un peu lunatique... Il arrivait à la dame de parler joyeusement, et de rester silencieuse, morne l'instant qui suivait. Cela était du à sa capacité à réféchir vivement, elle passait sans problème d'un sujet à l'autre dans son esprit et s'imaginait toujours les sitations possibles avec les personnes qui l'entourent afin de ne pas être surprise si l'une d'elle se réalise.
Une fois à l'auberge, l'homme demanda à une femme de s'occuper du cheval. Juliã avait accepté sans problème, ce n'était pas la première fois qu'elle confiait Sylva, puis c'était le métier de cette femme. Mais avant de confier sa belle hara, la mercenaire lui chuchota quelques mots à l'oreille comme "Yé reviendrais vite" ou "Tou sais où est la maison si tou t'ennui".
tous trois rentrèrent ensuite. La première chose que la dame remarqua ce fut ce lien entre Anastasia et celle qui semblait être l'aubergiste. Non, elle ne détectait pas les liens amicaux ou fraternels, mais les échanges de regards étaient bien trop visibles... Le seul 'don' dont pouvait parler Juliã, c'était son incohérence à la magie, mais la encore ce n'était pas vraiment considéré comme un don dans l'esprit de l'Elfe. Son aura était assez difficile à détecter par la magie, il n'y avait que les instincts qui pouvaient le faire. Utiliser la magie, même trés faible, discrète, relevant d'un don ou non, sur Juliã amenait à vouloir enflammer un étang, c'est à dire à rien. Tout sort, toute attaques magiques visant cette femme s'annulait aussitôt, mais en contrepartie elle ne pouvait l'utiliser.
Celle que la dame était déja prête à considérer comme son amie enleva sa capuche, dévoilant son visage à la lueur apaisante de l'endroit. N'osant trop la regarder de peur de la mettre mal à l'aise, Juliã l'observa un court instant du coin de l'oeil pour se mémorer ces yeux, cheveux et traits, puis elle tourna la tête vers la femme qui s'avançait vers eux. Lorsque l'aubergiste les amena à la table, Anastasia demanda le nom de l'inconnu, et ce dernier s'exusa aussitôt en se présentant. Alors à elle, il se présente tout de suite.... Il devait avoir oublié, ce devait être ça.
L'aubergiste et Anastasia semblaient bien se connaître, et la responsable de l'auberge proposait même d'offrir le repas à ceux qu'elle disait les amis de celle qui a sauvé son fils. Juliã ressentit un mélange d'admiration, mais surtout de respect envers l'Elfe et l'humaine. Sauver une vie était quelque chose d'honnorable, et remercier ainsi celle qui a sauvé un proche l'est également. En revanche Anastasia ne semblait pas apprécier qu'on lui accorde tant de gratitud, à moins que ce ne soit de la modestie. Mais, comment avait-elle sauvé un garçon ? L'avait-elle tiré des griffes de brigands ? L'avait-elle sauvé contre des loups ? Ou bien l'avait-elle soigné ? Il y avait là plusisuers possibilités mais la dõna se voyait mal demander aprés avoir observé la réaction de celle qui méritait le respect.
Juliã réfléchissait silencieusement, elle n'avait pas pour habitude de manger énormément et ne tenait pas trop à un repas copieux. De plus elle avait des entraînements à reprendre, repartant en mission dans deux jours. Elle leva la tête vers l'aubergiste en esqussant un sourire chaleureux et francs puis parla sur un ton confiant.
_Gracias Senorã, une auberge aussi bien chaleureuse y entrétenoue doit faire dé la bonne soupe, y'aimerais y gouter.
Elle baissa ensuite les yeux sur la mandoline d'Aléran'n et se demanda comment le barde jouait. Etait-il réputé ? Possédait-il de grands talents dans la musiques ? Nous le verrons bien plus tard s'il 'accepte d'en jouer, à moins que ce ne soit un imposteur... |
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 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Sam 24 Nov - 16:43 | |
| Aléran'n sourit à l'aubergiste. Elle lui offrait un repas, et en plus elle lui offrait de rester au sec pendant la pluie ! Quoi de plus magnifique ?
_ Ce sera avec joie que je jouerais.
Il se tourna ensuite vers Juliã, qui semblait le regarder avec une sorte de méfiance. Il plongea ses yeux vert dans ceux gris-bleu de la dame. Il n'arrivait pas à percevoir ces intentions. Il avait déjà rencontré des gens sur lesquels la magie n'avait pas de prise. Mais il pouvait très bien voir des choses sur son visage. Elle avait semblé contrarié lorsqu'il avait dit son nom à Anastasia alors qu'elle lui avait demandé en premier. Maintenant, elle avait le regard pensif.
_ Alors mes dames ? Que faîtes-vous dans la région ?
Cela lui fit bizard de lancer la conversation. Il y avait longtemps qu'il ne s'était pas lier d'amitié avec quelqu'un. D'ailleurs, presque tout ceux qui l'avais connu l'avait soit oublier, soit pas reconnu. Il avait beaucoup changer depuis l'enlèvement de sa fiancée. Il ne parlait plus, ne chantait plus beaucoup, et il avait perdu cette gaieté qui le suivait tout le temps.
La bonne ambiance régnait dans la salle. L'aubergiste surveillait de nouveau son établissement, et elle semblait prendre un malin plaisir à raler et à se montrer faussement véxée par ses clients.
Il regarda par la fenêtre et vit la pluie frapper les carreaux. Heureusement qu'il n'était plus dehors. Sinon, il aurait passé une mauvaise journée. Il se laissa gagner par la bonne humeur, bien qu'il avait grand fraim ! Pour chasser ce sentiment, il prit sa mandoline et laissa ses doigts courrir sur l'instrument. Il improvisa un petit air léger, qui pour une oreille entraînée pouvait rappeller la bonne ambiance de cette auberge. A coup sûr, il reviendrait ici. Peut être même en compagnie de ces charmantes dames qui l'accompagnaient.
Il continuait de jouer, en regardant tout ce petit monde dans la salle. Son tatouage avait fini de le brûler. ET cela lui enlevait un sérieux poids. Mais il ne se faisait pas d'illusion. Cette malédiction le suivrait toute sa vie. Il jetta un coup d'oeil à sa marque. Toujours aussi rouge sang. Il la trouvait à la fois belle et lugubre. Il aimait la nuit, la lune, les loups... Mais chaque nuit de pleine lune, et des fois même de nouvelle lune, il ne pouvait pas se contrôler. Et ça il ne pouvait pas le supporter... |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: A l'ouest, dans les marchés. Dim 9 Déc - 13:10 | |
| Alearn’n jouait alors qu’en cuisine on s’activait. La propriétaire des lieux aidait les deux cuisiniers que l’on entendait sans les voir et faisait les allers et retours dans la pièce commune pour servir, parler, rire, râler… Elle faisait l’animation à elle toute seule jusqu’à ce que les regards ne se tournent vers le jeune homme à la mandoline. La musique se mêlait aux fumets chauds portant à travers l’air une expression apaisante de bonheur et de calme. Les voix se turent, les gestes devinrent silencieux. L’instrument raisonnait sur le bois omniprésent dans l’auberge lui conférant ainsi une acoustique hors du commun.
Dehors, la pluie battait son plein, les éclairs fendaient le ciel et de temps un temps un coup de tonnerre accompagnait l’air d’Alearn’n. Anastasia avait bien sûr remarqué sa cicatrice mais n’en avait pas parlé. Tout le monde avait ses secrets et elle était bien placée pour le savoir… Martha apporta les trois plats posés en équilibre sur son avant bras gauche et ses poignets. Ses mains ne ressentaient plus le chaud ni le froid.
"Et voilà, mes agneaux. Bon appétit. J’ai testé une nouvelle sauce, vous m’en direz des nouvelles."
Elle s’éloigna un peu rêveuse. Elle n’avait pas fait exception à la règle, elle aussi avait été transportée par les quelques notes de l’Elfe.
La jeune MacLeod s’était un peu remise du malaise qui l’avait prise lorsque l’aubergiste avait abordé le sujet de son fils. Discrète voire mystérieuse, elle avait horreur de se faire mousser. Elle préférait de loin les "exploits anonymes" aux "héros". Justement, un petit garçon apparut dans l’encadrement d’une porte dissimulée derrière un piano. Il l’avait senti arrivé, il le savait. Ce n’était pas un don, il ne pouvait pas la localiser mais il avait ce pressentiment qui lui disait qu’elle n’était pas loin. Il avait descendu l’escalier en bois derrière cette porte et qui menait aux chambres. Il regardait timidement plus qu’il n’espionnait si Anastasia l’accepterait près d’elle malgré ses deux autres convives. Toujours aussi prudente, la jeune elfe s’était sentie observée. Personne ne peut ôter cette capacité aux MacLeod de repérer l’ennemi à distance. Elle détourna le regard de Julia et d’Alearn’n et se concentra sur un coin où l’ombre régnait. Elle eut vite fait de déterminer sa position. Elle lui fit un clin d’œil et il se redressa. Il avait presque huit ans et dépassait à peine du piano. Il s’avança maladroitement, en boitillant, presque honteusement. Après tout, il ne les connaissait pas les deux autres… que penseraient-ils de lui? Il approcha une chaise de la table et s’installa entre Julia et Anastasia… il n’avait toujours eu que sa mère et elle comme proche et se sentait un peu plus rassuré entre deux femmes que proche d’un homme. Ca passerait avec le temps. Il n’osa pas engager la conversation et la jeune elfe vint à son secours.
"Tu marches beaucoup mieux et tu t’es bien redressé. Je suis fière de toi. Merem, je te présente Julia et Alearn’n."
Heureux que quelqu'un soit fier de lui, il aventura un timide "bonjour", sortant de sa bouche de petit garçon à la peau aussi métissée que celle de sa mère. Il regarda la médecin et lui demanda :
"Ce sont tes amis? Autant que Mia?"
"Je ne les connais que depuis une heure, Mia, ça fait des années qu’on est amies."
Il passa sur les deux visages, très sérieusement.
"T’as bien fait de les amener ici. Tu peux leur faire confiance."
Venant d’un petit, le sérieux prophétique prêtait à sourire. Tous prirent cela pour des mots d’enfants, sans conséquence. Anastasia, elle, savait que Merem était doté d’une certaine empathie pour les étrangers… et elle aussi pouvait ajuster sa méfiance… Elle lui passa la main dans les cheveux et il repartit pour ne pas déranger. Elle le regarda s’éloigner, toujours un peu bancal, et revint aux deux nouveaux clients de Martha.
"Ce gamin à un courage à faire pâlir le chef des Armées de Mëralyan…" |
|  | | | | A l'ouest, dans les marchés. | |
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